dimanche 26 août 2007

7.9 sur l’échelle de Richter, et après ?


Voilà quelques lignes sur les suites du tremblement de terre du 15 août. Pour ceux qui voudraient avoir un petit aperçu du séisme, rendez-vous ici, j’ai envoyé à Libé.fr un compte-rendu de la manière dont ça a été vécu dans mon immeuble.

-L’aide a du mal à arriver : dans un éditorial très critique envers le gouvernement, le directeur du jeune quotidien Peru 21 faisait le constat suivant : «il est évident que le problème n’est pas en termes de manque de moyens mais en termes de manque de prévision, d’organisation et de gestion de l’effort d’aide ». Dans les rues de Lima et dans plusieurs villages, l’aide aux victimes du sud du Pérou s’organise. Sur les places centrales dans beaucoup de quartiers on a installé des tentes dès le lendemain du séisme pour recueillir couvertures, nourriture et eau qui manquent cruellement dans la région de Pisco, Ica et Chincha, les villes touchées par le séisme. (Le premier qui me demande si les tentes sont estampillées “Quechua”, je lui envoie une flûte de pan dans la figure).

-Le tremblement de terre du 15 août soulève des interrogations à Lima. Contrairement à Ica, Pisco et Chincha durement touchées par le séisme, la capitale n’a souffert d’aucun dégât humain ni matériel. Mais dans la presse, on tente de mesurer le degré de résistance d’une ville où les constructions informelles dominent. Par souci d’éviter les lourdeurs administratives et surtout de payer leur maison moins cher, beaucoup de péruviens ont fait construire leur maisons sans l’aide d’un ingénieur ou d’un architecte. Résultat : 62% des habitations a Lima sont informelles, selon les chiffres du quotidien péruvien El Comercio. Du coup, personne ne sait comment réagiront les murs et les sols des maisons en cas de séisme majeur.

-Le gouvernement péruvien a fait produire une série limitée de 1000 bouteilles de pisco, l’alcool fort emblématique du Pérou. Elles sont destinées à être remise en cadeau aux pays qui ont apporté leur aide aux victimes du tremblement de terre. Jusqu’ici rien de choquant. Sauf que : le pisco en question devrait s’appeller « Pisco 7.9 », en référence a la magnitude du séisme qui a fait plus de 500 morts. On imagine les chefs d’Etat trinquer à la cuvée spéciale “Pisco 7.9″…

lundi 20 août 2007

Aterrissage

Me voilà a Lima, enfin. A l’heure où j’écris j’entame mon 10e jour au Pérou ou je vais vivre 4 mois. Déjà mille choses a raconter. Le temps de me poser un peu et viendront des articles avec photos sur: l’ambiance à Lima, le tremblement de terre, mais aussi sur la vallée de Huaraz au coeur du Pérou qui subit de plein fouet le réchauffement climatique. A bientôt !
Le centre de Lima:

lundi 13 août 2007

Escale a Miami


14 h d’avion et 8 h d’escale avant d’arriver à Lima.
Vol vers Miami assez agréable, malgré l’odeur pestilentielle de mon voisin de siège, un homme d’affaire russe en voyage pour le compte de son entreprise de croisières.
Films stupides, séries américaines, mais le temps passe au dessus de l’interminable étendue bleue et immobile. Vers la fin du vol, je vais demander conseil aux hôtesses d’American Airlines : toutes plus vieilles, boudinées et ringardes les unes que les autres. C’est vraiment autre chose que sur Air France où la moyenne d’âge doit être de 25 ans. Mais elles sont sympa et me donnent une foule de renseignements sur Miami, même si j’ai du mal à les comprendre. Bref, l’hôtesse me fait un petit schéma de Miami Beach sur mon moleskine, je trépigne a l idée de fouler la légendaire plage de Floride.
Le survol de cet Etat tropical est hallucinant. Les constructions humaines sont étendues à perte de vue, ce ne sont qu’alignement de pavillons individuels façon « Les Sims », entre des bassins d’eau probablement destinés a drainer cette région humide. La côte est simple : une étendue paradisiaque de sable fin bordé d’eau claire, surplombée par des grands hôtels.
Les douaniers américains sont irascibles, quelques jeunes flambeurs se font refouler car ils n’ont pas d’adresse à mettre sur leur formulaire d’entrée aux Etats-Unis.

Big Brother

Empruntes digitales, photographie à la web cam, questions personnelles et Big Brother is watching you, welcome dans le flicage outrancier. Le douanier a un accent a couper au couteau. Toutes ses phrases se terminent par « maaaaan ».
Après avoir pris et redonné mes bagages étiquetées vers Lima, je me dirige vers la sortie de l’aéroport puisque mon vol est dans 8h. Tout de suite je me sens en terrain familier, malgré mes a priori négatifs sur les States : ici, tout le monde parle espagnol. Pour le fun j’essaye quand même de parler un brin d’anglais.
Déception, j’ai oublié de prendre mon caleçon de bain et ma serviette pour faire un tour à la plage. De toute façon il y en avait pour 40 dollars de taxi. A la place, direction les malls à la recherche d’une petite caméra vidéo. La sortie de l’aéroport est un plaisir qui se savoure : on passe de 20 degrés tout secs a 35 degrés humides, bienvenue dans l’étuve tropicale. Soulagement.
Je monte dans une énorme voiture taxi, jaune, un peu impressionné d’avoir tout ça pour moi tout seul. Cela me rappelle rapidement qu’ici tout est huge, démesuré. Hôtels énormes, propres et clinquants, les Etats-Unis ont vraiment quelque chose de fascinant. Dans la voiture, la radio crache des grésillement et je crois reconnaître du français. Intrigué, je parle au chauffeur qui est haïtien.
Le second chauffeur sera colombien. Au supermarché, les hispanophones sont partout, derrière le comptoirs comme dans les allés du mall, c’est hallucinant. Comme quoi, si le Mexique se « gringoïse » beaucoup, les Etats-Unis n’échappent pas à la vague linguistique hispanique. Un chauffeur de taxi d’origine colombienne n’hésite pas à me dire que c’est la langue qui prédomine en Floride.

 

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