Voilà quelques lignes sur les suites du tremblement de terre du 15 août. Pour ceux qui voudraient avoir un petit aperçu du séisme, rendez-vous ici, j’ai envoyé à Libé.fr un compte-rendu de la manière dont ça a été vécu dans mon immeuble.
-L’aide a du mal à arriver : dans un éditorial très critique envers le gouvernement, le directeur du jeune quotidien Peru 21 faisait le constat suivant : «il est évident que le problème n’est pas en termes de manque de moyens mais en termes de manque de prévision, d’organisation et de gestion de l’effort d’aide ». Dans les rues de Lima et dans plusieurs villages, l’aide aux victimes du sud du Pérou s’organise. Sur les places centrales dans beaucoup de quartiers on a installé des tentes dès le lendemain du séisme pour recueillir couvertures, nourriture et eau qui manquent cruellement dans la région de Pisco, Ica et Chincha, les villes touchées par le séisme. (Le premier qui me demande si les tentes sont estampillées “Quechua”, je lui envoie une flûte de pan dans la figure).
-Le tremblement de terre du 15 août soulève des interrogations à Lima. Contrairement à Ica, Pisco et Chincha durement touchées par le séisme, la capitale n’a souffert d’aucun dégât humain ni matériel. Mais dans la presse, on tente de mesurer le degré de résistance d’une ville où les constructions informelles dominent. Par souci d’éviter les lourdeurs administratives et surtout de payer leur maison moins cher, beaucoup de péruviens ont fait construire leur maisons sans l’aide d’un ingénieur ou d’un architecte. Résultat : 62% des habitations a Lima sont informelles, selon les chiffres du quotidien péruvien El Comercio. Du coup, personne ne sait comment réagiront les murs et les sols des maisons en cas de séisme majeur.
-Le gouvernement péruvien a fait produire une série limitée de 1000 bouteilles de pisco, l’alcool fort emblématique du Pérou. Elles sont destinées à être remise en cadeau aux pays qui ont apporté leur aide aux victimes du tremblement de terre. Jusqu’ici rien de choquant. Sauf que : le pisco en question devrait s’appeller « Pisco 7.9 », en référence a la magnitude du séisme qui a fait plus de 500 morts. On imagine les chefs d’Etat trinquer à la cuvée spéciale “Pisco 7.9″…