Pendant que, dans les étages, dormaient paisiblement les masques de sorcellerie africaines, que sommeillaient les coiffes d'Indiens d'Amazonie et autres legs de quelque exposition coloniale, dans les sous-sols se tenaient des ateliers sonores.
Un DJ enseignait à scratcher tandis que quelques mètre plus loin on pouvait s'initier aux rythmes corporels. Mais le meilleur fut sans doute la démonstration de Beatbox, cette pratique consistant à se servir des cordes vocales et de la bouche comme unique instrument de musique. Arzin et Musique Paname Connexion nous ont offert ceci:
A l'autre bout de Paris, gare de Lyon, scène surréaliste. Shaad Ali, jeune réalisateur bollywoodien avait réuni une cinquantaine de danseuses indiennes pour tourner son prochain film !
On a pu entendre résonner les chants de comédie musicale ainsi que les douces invectives du réalisateur, tantôt en indhi, tantôt en anglais:
Imaginez la gare de Lyon occupée toute la nuit par une nuée de danseuses congelées par le froid automnal. La troupe a répété pendant une heure une scène de 50 secondes où un top model indien vêtu d'une magnifique tunique croco-dorée s'agitait comme un boys band.

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