Cette série télévisée (Sin tetas no hay paraiso en espagnol) est adaptée d'un livre de Gustavo Bolivar, un écrivain colombien. Le titre sans ambiguïté de cette telenovela nous plonge à Pereira, une ville moyenne de Colombie, où Catalina, une jeune femme de 17 ans veut s'extraire du milieu pauvre dans lequel elle grandit. Mais dans son quartier populaire, un seul moyen de s'en sortir: se mettre au service du baron de la drogue local, c'est le gros type qui se prélasse dans sa villa à l'italienne dans la vidéo ci-dessous. Seul problème, "esta muy lindiiiita pero esta muy plaaaaana", ( "elle est très mignonne mais trop plate" !)
Lancée en 2006 en Colombie, la série est aujourd'hui numéro 1 en Colombie: 63% de part d'audience, 7 millions de téléspectateurs à chaque épisode ! L'adaptation espagnole, lancée en septembre 2008, réalise aussi une audience considérable et croissante.
Mais intéressons-nous à la version colombienne. Comme tout bon feuilleton télévisé Sin tetas no hay paraiso comprend les ingrédients habituels de la telenovela latino-américaine:
-des protagonistes issus d'un milieu populaire qui veulent gravir les échelons de la société
-des filles jeunes et déjà refaites qui passent leur temps sur la place du village
-le langage de la rue: les "oh mamaciiiiiita" et les "vos" abondent dans cette série à l'accent délicieusement colombien
-la pauvreté qui côtoie la richesse la plus excessive, en l'occurrence celle des milieux des narcotrafiquants
Et en vrac: des coups de théâtre, des pleurs, de sourires brights, des chaînes en or sur des torses poilus etc...
Voici le tout début de la saison 1 pour ne rien déflorer...
La série a provoqué l'ire des habitants et du maire de Pereira très remontés contre la stigmatisation de leur ville. Les producteurs eux, disent que la série alertera l'opinion concernant la pénétration du narcotrafic et de la prostitution en Colombie.
dimanche 30 novembre 2008
mercredi 26 novembre 2008
Un général péruvien menace les Chiliens
Voici une vidéo hallucinante du général péruvien Edwin Donayre, filmé avec un verre à la main en février dernier alors qu'il était chef militaire de la région d'Arequipa. On le voit déclarer à d'autres responsables d'armée et à des civils, surtout des femmes, dans une conversation informelle, "j'ai donné la consigne suivante : tout chilien qui entre au Pérou, n'en ressortira pas. S'il ressort, c'est dans une caisse et s'il n'y en a pas assez, il ressortiront dans des sacs plastiques".
Tollé général au Chili contre cette déclaration que le gouvernement péruvien a immédiatement démentie. Elle a tout de même fait transparaître le nationalisme exacerbé et revanchard de nombreux cadres de l'armée péruvienne, élevés dans la haine du voisin du Sud, grand vainqueur de la guerre du Pacifique au XIXe siècle. Aujourd'hui cette haine contre les Chiliens s'exprime par une paranoïa -parfois feinte et sûrement exagérée- de la presse poubelle péruvienne qui titre tous les jours sur la menace imminente que constituerait le Chili.
Tollé général au Chili contre cette déclaration que le gouvernement péruvien a immédiatement démentie. Elle a tout de même fait transparaître le nationalisme exacerbé et revanchard de nombreux cadres de l'armée péruvienne, élevés dans la haine du voisin du Sud, grand vainqueur de la guerre du Pacifique au XIXe siècle. Aujourd'hui cette haine contre les Chiliens s'exprime par une paranoïa -parfois feinte et sûrement exagérée- de la presse poubelle péruvienne qui titre tous les jours sur la menace imminente que constituerait le Chili.
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dimanche 23 novembre 2008
Suivi des élections municipales au Venezuela
Afin de suivre de près ce scrutin test pour Hugo Chavez, voici les dernières nouvelles des médias vénézuéliens. Hugo Chavez va-t-il conserver sa popularité dans les urnes après le rejet par le peuple de sa réforme constitutionnelle en décembre 2007 (50,7% de Non, 49,7% d'abstention) ? Aujourd'hui dimanche 17 millions d'électeurs sont appelés à élire 22 gouverneurs, 328 maires et 233 députés régionaux.
A suivre aussi en direct sur Internet sur Telesur (de gauche) et sur Radio Venezuela en vivo, un média chaviste en français qui se mobilise pour l'occasion. La chaîne vénézuélienne d'opposition Globovision.com couvrira également les évènements. Voici heure par heure les principaux évènements relatés par la presse. Ajouter 5h30 pour obtenir l'heure française.
- Résultats régionaux: Confirmation des premiers résultats. Avec la précision que l'opposition au président Chavez a sérieusement progressé et enlève au chaviste la municipalité de Caracas ainsi que les Etats de Carabobo, Tachira et Miranda. Environ 44% des Venezuéliens sont donc gouvernés au niveau local par l'opposition au PSUV de Chavez.
-Premiers résultats: Selon les premiers résultats officiels, la participation s'élève à plus de 65%. Le chavisme conforte sa place de premier parti du pays en emportant 17 Etats du pays sur 22. Cependant l'opposition remporte des places fortes du Venezuela urbain comme Caracas et Maracaibo pour les grosses mairies, et remporte les Etats de Zulia, Carabobo, Tachira, Miranda et Nueva Esparta. Les résultats de nombreuses municipalités se font encore attendre.
-12h45 Le président du Venezuela Hugo Chavez vote et appelle la population et les médias à attendre dans le calme les résultats officiels des élections.
-12h30 Un des responsables du Conseil national électoral informe qu'une enquête sera ouverte contre Jorge Rodriguez, candidat du parti chaviste à la municipalité de Libertador. Il s'est rendu au bureau de vote coiffé d'une casquette aux couleurs de son parti, contrairement à la règle électorale qui interdit les symboles politiques dans les bureaux de vote les jours de scrutin.
-11h00 Un haut commandant de l'armée vénézuélienne informe que 11 personnes ont été arrêtées pour avoir perturbé le scrutin dans plusieurs zones du pays.
-10h27 Selon le journal el Universal (opposition), plusieurs électeurs ont dénoncé la présence d'hommes à moto vêtu de rouge faisant campagne pour le PSUV, le parti d'Hugo Chavez. Ceci, malgré l'interdiction de toute propagande politique le jour du scrutin.
-6h30 La chaîne d'information continue privée Globovision s'engage de nouveau à respecter les résultats officiels des élections une fois ceux-ci publiés par le Conseil national électoral. Cette chaîne privée anti chaviste a également informé qu'elle ne donnera pas d'estimation avant les estimations officielles. L'engagement est important car en 2002, les chaînes privées ont contribué au coup d'Etat éclair de l'opposition patronale qui a conduit à l'incarcération d'Hugo Chavez (président légitime) pendant quelques heures.
-6h00 du matin à Caracas 11h30 à Paris: ouverture des bureaux de vote où se forment déjà des files pour aller voter.
A suivre aussi en direct sur Internet sur Telesur (de gauche) et sur Radio Venezuela en vivo, un média chaviste en français qui se mobilise pour l'occasion. La chaîne vénézuélienne d'opposition Globovision.com couvrira également les évènements. Voici heure par heure les principaux évènements relatés par la presse. Ajouter 5h30 pour obtenir l'heure française.
- Résultats régionaux: Confirmation des premiers résultats. Avec la précision que l'opposition au président Chavez a sérieusement progressé et enlève au chaviste la municipalité de Caracas ainsi que les Etats de Carabobo, Tachira et Miranda. Environ 44% des Venezuéliens sont donc gouvernés au niveau local par l'opposition au PSUV de Chavez.
-Premiers résultats: Selon les premiers résultats officiels, la participation s'élève à plus de 65%. Le chavisme conforte sa place de premier parti du pays en emportant 17 Etats du pays sur 22. Cependant l'opposition remporte des places fortes du Venezuela urbain comme Caracas et Maracaibo pour les grosses mairies, et remporte les Etats de Zulia, Carabobo, Tachira, Miranda et Nueva Esparta. Les résultats de nombreuses municipalités se font encore attendre.
-12h45 Le président du Venezuela Hugo Chavez vote et appelle la population et les médias à attendre dans le calme les résultats officiels des élections.
-12h30 Un des responsables du Conseil national électoral informe qu'une enquête sera ouverte contre Jorge Rodriguez, candidat du parti chaviste à la municipalité de Libertador. Il s'est rendu au bureau de vote coiffé d'une casquette aux couleurs de son parti, contrairement à la règle électorale qui interdit les symboles politiques dans les bureaux de vote les jours de scrutin.
-11h00 Un haut commandant de l'armée vénézuélienne informe que 11 personnes ont été arrêtées pour avoir perturbé le scrutin dans plusieurs zones du pays.
-10h27 Selon le journal el Universal (opposition), plusieurs électeurs ont dénoncé la présence d'hommes à moto vêtu de rouge faisant campagne pour le PSUV, le parti d'Hugo Chavez. Ceci, malgré l'interdiction de toute propagande politique le jour du scrutin.
-6h30 La chaîne d'information continue privée Globovision s'engage de nouveau à respecter les résultats officiels des élections une fois ceux-ci publiés par le Conseil national électoral. Cette chaîne privée anti chaviste a également informé qu'elle ne donnera pas d'estimation avant les estimations officielles. L'engagement est important car en 2002, les chaînes privées ont contribué au coup d'Etat éclair de l'opposition patronale qui a conduit à l'incarcération d'Hugo Chavez (président légitime) pendant quelques heures.
-6h00 du matin à Caracas 11h30 à Paris: ouverture des bureaux de vote où se forment déjà des files pour aller voter.
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jeudi 20 novembre 2008
Au Chili, un gros kéké fait sensation
Un billet un peu plus drôle pour se changer les idées après l'épisode des propos immondes de l'autre.
Je veux vous présenter Leonardo Farkas, un richissime Chilien qui veut devenir président de la République.

Ceci n'est pas une blague. Le meilleur quotidien du monde hispanique El Pais, s'en fait même l'écho. Ce chilien de 41 ans s'est jusqu'à présent fait remarquer pour avoir loué le Sheraton de Santiago pour fêter ses 40 ans. Il sera également le premier Sud-américain a voyager dans l'espace puisqu'il a déboursé 400.000 dollars pour un vol spatial avec sa femme en 2010.
Farkas se présente toujours en costume impeccable, mouchoir blanc dans le veston, grosse montre en or et roule en carrosse Rolls Royce Phantom. Pour l'instant, Farkas n'a d'autre talent que d'avoir gagné beaucoup d'argent en étant parti de pas grand chose. Après des études de sciences-éco au Chili, il joue du piano dans les bars d'hôtel de Miami à Las Vegas.
L'histoire ne dit pas si la moiteur de la Floride lui a inspiré sa superbe crinière de prince kéké. Puis il passe à l'étape supérieure: il joue sur des bateaux de croisières, pour pour des rois du pétrole. A 27 ans il se marie avec une héritière américaine de chaîne d'hôtels. Il se lance alors dans l'immobilier aux Ztazunis toujours; fait affaire avec le milliardaire Donald Trump et investit son argent dans des mines du nord du Chili. Il est aujourd'hui millionnaire distribue ses millions comme au dernier Téléthon chilien où il a signé un chèque de 250.000 dollars.
Un historien chilien parle de Leonardo Farkas comme de l'Obama du Chili. Mouai...Avec une perruque blonde et la classe en moins je suis d'accord. Et pourtant, son côté bling-bling à tout-va semble séduire les foules. Sur Facebook, près de 200.000 personnes dans les dizaines de groupes qui lui sont consacrés, réclament sa participation à la prochaine élection présidentielle de 2010.
Ce personnage est-il monté en épingle médiatiquement ? Sera-t-il vraiment le Paris Hilton de la politique ? Récoltera-t-il suffisamment de signatures pour se présenter en 2010 à la présidentielle chilienne ? Affaire à suivre de très près.
Son programme politique ? Il va falloir attendre encore un peu. Pour l'instant le "Bienfaiteur, entrepreneur et indépendant" se contentera de ceci: "Éliminer les intermédiaires, les sans-gêne, les vieux hommes politiques de toujours, les machinations partisanes, de droite comme de gauche qui se perpétuent au pouvoir." Allé hue !
Je veux vous présenter Leonardo Farkas, un richissime Chilien qui veut devenir président de la République.
Ceci n'est pas une blague. Le meilleur quotidien du monde hispanique El Pais, s'en fait même l'écho. Ce chilien de 41 ans s'est jusqu'à présent fait remarquer pour avoir loué le Sheraton de Santiago pour fêter ses 40 ans. Il sera également le premier Sud-américain a voyager dans l'espace puisqu'il a déboursé 400.000 dollars pour un vol spatial avec sa femme en 2010.
Farkas se présente toujours en costume impeccable, mouchoir blanc dans le veston, grosse montre en or et roule en carrosse Rolls Royce Phantom. Pour l'instant, Farkas n'a d'autre talent que d'avoir gagné beaucoup d'argent en étant parti de pas grand chose. Après des études de sciences-éco au Chili, il joue du piano dans les bars d'hôtel de Miami à Las Vegas.
L'histoire ne dit pas si la moiteur de la Floride lui a inspiré sa superbe crinière de prince kéké. Puis il passe à l'étape supérieure: il joue sur des bateaux de croisières, pour pour des rois du pétrole. A 27 ans il se marie avec une héritière américaine de chaîne d'hôtels. Il se lance alors dans l'immobilier aux Ztazunis toujours; fait affaire avec le milliardaire Donald Trump et investit son argent dans des mines du nord du Chili. Il est aujourd'hui millionnaire distribue ses millions comme au dernier Téléthon chilien où il a signé un chèque de 250.000 dollars.
Un historien chilien parle de Leonardo Farkas comme de l'Obama du Chili. Mouai...Avec une perruque blonde et la classe en moins je suis d'accord. Et pourtant, son côté bling-bling à tout-va semble séduire les foules. Sur Facebook, près de 200.000 personnes dans les dizaines de groupes qui lui sont consacrés, réclament sa participation à la prochaine élection présidentielle de 2010.
Ce personnage est-il monté en épingle médiatiquement ? Sera-t-il vraiment le Paris Hilton de la politique ? Récoltera-t-il suffisamment de signatures pour se présenter en 2010 à la présidentielle chilienne ? Affaire à suivre de très près.
Son programme politique ? Il va falloir attendre encore un peu. Pour l'instant le "Bienfaiteur, entrepreneur et indépendant" se contentera de ceci: "Éliminer les intermédiaires, les sans-gêne, les vieux hommes politiques de toujours, les machinations partisanes, de droite comme de gauche qui se perpétuent au pouvoir." Allé hue !
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mercredi 19 novembre 2008
Zemmour à une jeune femme : "je n'appartiens pas à la même race que vous"
Désolé d'accorder autant d'importance à cet éditorialiste ultra conservateur et provocateur, mais sa remarque sur "les races" mérite d'être exposée pour être combattue.
Rappelons-le à satiété, selon le génome et le dictionnaire, nous faisons tous partie d'une seule et même race: la race humaine ! Subdiviser l'espèce humaine en "races" selon l'origine, les critères physiques, ou la couleur de la peau - comme le fait Eric Zemmour- est à mon sens extrêmement dangereux et peut rapidement nous faire glisser sur la pente du racisme. C'est dit !
Et voici les lignes du dictionnaire Larousse concernant le mot "race":
"Race n.f. (it.razza)La diversité humaine a entraîné une classification raciale sur les critères les plus immédiatement apparents: Blancs, Noirs, Jaunes. Cette classification a prévalu, avec diverses tentatives de perfectionnement dus à l'influence des idées linnéennes, tout au long du XIXe siècle. Les progrès de la génétique conduisent aujourd'hui à rejeter toute tentative de classification raciale."
Rappelons-le à satiété, selon le génome et le dictionnaire, nous faisons tous partie d'une seule et même race: la race humaine ! Subdiviser l'espèce humaine en "races" selon l'origine, les critères physiques, ou la couleur de la peau - comme le fait Eric Zemmour- est à mon sens extrêmement dangereux et peut rapidement nous faire glisser sur la pente du racisme. C'est dit !
Et voici les lignes du dictionnaire Larousse concernant le mot "race":
"Race n.f. (it.razza)La diversité humaine a entraîné une classification raciale sur les critères les plus immédiatement apparents: Blancs, Noirs, Jaunes. Cette classification a prévalu, avec diverses tentatives de perfectionnement dus à l'influence des idées linnéennes, tout au long du XIXe siècle. Les progrès de la génétique conduisent aujourd'hui à rejeter toute tentative de classification raciale."
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Précision linguistique au "Monde": "negro" ne veut pas dire nègre.
Trouvé sur LeMonde.fr du 19 novembre:
"Chronique
Chavez, le "nègre" et les "pitiyanquis", par Jean-Pierre Langellier
"Je veux parler avec le nègre", lance le président vénézuélien, Hugo Chavez, quelques jours avant l'élection de Barack Obama(...)""Chronique
Chavez, le "nègre" et les "pitiyanquis", par Jean-Pierre Langellier
S'agit-il encore de faire passer Hugo Chavez le président du Venezuela pour un raciste, après l'avoir traité d'antisémite, de dictateur, de gorille, de népotiste, etc. ? L'auteur met le mot "nègre" dans la bouche de Chavez alors qu'évidemment le président vénézuélien a parlé de "Obama el negro" et je ne vous apprendrai pas qu'en espagnol negro veut dire Noir. Chavez a donc dit -c'était avant le 4 novembre- "je veux rencontrer Obama le Noir, s'il est élu". Rien de raciste donc, d'autant qu'Hugo Chavez, faut-il le rappeler est un descendant d'esclaves africains, d'Indiens d'Amérique et d'Espagnols, un métissage qui le place dans la même position que Barack Obama qu'il a d'ailleurs félicité après son élection.
Le plus étrange c'est le ton anodin avec lequel le chroniqueur du Monde reproduit le mot nègre, à connotation fortement raciste. D'autant que le reste de l'article est intéressant et traite du rapprochement entre les Etats-Unis et le Venezuela.
Erreur de traduction ? Maladresse de l'auteur ? Impossible de le savoir pour l'instant.
lundi 17 novembre 2008
Prochain salon du livre: le Mexique invité d'honneur
Le pays invité du Salon du livre 2009 sera le Mexique. Plus de 1000 m2 accueilleront à la rentrée prochaine des dizaines d'auteurs du Mexique, dont la tradition littéraire n'est plus à faire. De Carlos Fuentes à Octavio Paz (Nobel de littérature 1990) en passant par Jorge Volpi aujourd'hui, le Mexique n'a jamais manqué de talents qui dépassent largement ses frontières.
De quoi détruire un peu les clichés qui ont encore la vie dure.
Lu sur actualitté.com qui interview Christine de Mazières, déléguée générale du Syndicat national de l'Edition à propos de la prochaine édition du Salon du livre:
"ActuaLitté : Le public doit-il s'attendre à des stands de dégustation de tapas ou de typicités culinaires (Téquila ou autres ?) ?
Chrtistine de Mazières : Nous ne vous dévoilerons pas tout des animations, mais nous y réfléchissons avec nos amis mexicains, qui sont très actifs… En tout cas, ce sera très festif.
Comptez sur moi pour vous tenir au courant de cette manifestation."
Allé, viva (quand même) Mexico, cabrones !
De quoi détruire un peu les clichés qui ont encore la vie dure.
Lu sur actualitté.com qui interview Christine de Mazières, déléguée générale du Syndicat national de l'Edition à propos de la prochaine édition du Salon du livre:
"ActuaLitté : Le public doit-il s'attendre à des stands de dégustation de tapas ou de typicités culinaires (Téquila ou autres ?) ?
Chrtistine de Mazières : Nous ne vous dévoilerons pas tout des animations, mais nous y réfléchissons avec nos amis mexicains, qui sont très actifs… En tout cas, ce sera très festif.
Comptez sur moi pour vous tenir au courant de cette manifestation."
Allé, viva (quand même) Mexico, cabrones !
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jeudi 13 novembre 2008
Docu de Canal + du 14 novembre: des images pas si exclusives
Vendredi soir Canal + diffuse deux reportages dans un "Spécial investigation" consacré à l'opération "Echec" qui permis la libération des otages dont Ingrid Betancourt en juillet 2008.
On a pu lire ou entendre notamment sur France Inter que les images de préparation de la libération, ainsi que du déroulé lui-même de l'opération "Jaque" étaient exclusives. Mais ce n'est pas vraiment le cas. Depuis le début du mois d'août les chaînes colombiennes ont diffusé des séquences où l'ont voit les forces spéciales colombiennes se déguiser en soldats Farc (t-shirt Che Guevara à l'appui) et en journalistes de chaînes de gauche vénézuélienne et équatorienne, pour tromper les geôliers d'Ingrid Betancourt. On peut aussi voir comment les soldats colombiens maquillent - au sens propre du terme- un hélicoptère de l'armée en hélico humanitaire. Les autorités colombiennes se sont même excusées par la suite de l'utilisation du logo de la Croix rouge pour endormir les guérilleros, un procédé interdit par la Convention de Genève. Toutes ces images ont été filmées en caméra amateurs ou avec des téléphones portables, par les soldats eux-mêmes, trop fiers de leurs coup qu'ils ont voulu montrer au monde entier.
Ici on peut voir les images des otages sautant de joie dans l'hélicoptère lorsqu'ils comprennent qu'ils sont maintenant libres, et que leurs geôliers ont été trompés.
Le documentaire qui sera diffusé sur Canal+ ne perd pas pour autant son intérêt puisqu'on y voit des images de l'intérieur d'un camp Farc dans lequel les deux réalisateur se sont immergés. Ils étaient d'ailleurs aux côtés des guerilleros Farc lorsque le monde a appris, contre toute attente, la libération d'Ingrid Betancourt et de 14 autres otages le 2 juillet.
On a pu lire ou entendre notamment sur France Inter que les images de préparation de la libération, ainsi que du déroulé lui-même de l'opération "Jaque" étaient exclusives. Mais ce n'est pas vraiment le cas. Depuis le début du mois d'août les chaînes colombiennes ont diffusé des séquences où l'ont voit les forces spéciales colombiennes se déguiser en soldats Farc (t-shirt Che Guevara à l'appui) et en journalistes de chaînes de gauche vénézuélienne et équatorienne, pour tromper les geôliers d'Ingrid Betancourt. On peut aussi voir comment les soldats colombiens maquillent - au sens propre du terme- un hélicoptère de l'armée en hélico humanitaire. Les autorités colombiennes se sont même excusées par la suite de l'utilisation du logo de la Croix rouge pour endormir les guérilleros, un procédé interdit par la Convention de Genève. Toutes ces images ont été filmées en caméra amateurs ou avec des téléphones portables, par les soldats eux-mêmes, trop fiers de leurs coup qu'ils ont voulu montrer au monde entier.
Ici on peut voir les images des otages sautant de joie dans l'hélicoptère lorsqu'ils comprennent qu'ils sont maintenant libres, et que leurs geôliers ont été trompés.
Le documentaire qui sera diffusé sur Canal+ ne perd pas pour autant son intérêt puisqu'on y voit des images de l'intérieur d'un camp Farc dans lequel les deux réalisateur se sont immergés. Ils étaient d'ailleurs aux côtés des guerilleros Farc lorsque le monde a appris, contre toute attente, la libération d'Ingrid Betancourt et de 14 autres otages le 2 juillet.
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De l'importance des intertitres
Mardi 4 novembre dernier à Mexico se produisait un drame qui a éclipsé totalement l'élection de Barack Obama dans les médias. Il s'agit du crash d'un avion du gouvernement mexicain dans lequel se trouvait le très influent ministre de l'Intérieur Juan Camilo Mouriño ainsi qu'un conseiller présidentiel de premier ordre. Les neuf personnes à bord ont été tuées ainsi que 5 personnes au sol ce qui porte le bilan à 14 morts.
Très rapidement, Libération publiait un article d'un d'un journaliste qui se trouvait à Mexico le soir du 4 novembre lorsque l'avion s'est écrasé près du Parc de Chapultepec. Evidemment, dans les premières heures qui ont suivi l'accident, la rumeur d'un attentat contre le ministre de l'Intérieur, au premier plan dans la lutte contre le crime organisé, problème N°1 au Mexique en ce moment, a commencé à circuler.
Le journaliste s'en fait d'ailleurs l'écho dans son article en citant la directrice du grand journal de gauche du Mexique, "La Jornada". "Pour Carmen Lira, aucun doute, il s’agit d’une nouvelle étape de la guerre entre le gouvernement et les cartels de la drogue. La mort de Mouriño est peut-être la réponse à l’arrestation récente d’Eduardo Arrellano Felix, principal parrain du cartel de Sinaloa." Or le paragraphe était introduit par l'intertitre suivant: "L’attentat semble la seule hypothèse possible", ce qui oriente évidemment la lecture. Ainsi, même si Libé publiait à la fin de l'article un communiqué de l'ambassade de Mexico à Paris affirmant qu'aucun indice ne permet d'étayer la thèse de l'attentat, le mal était fait.
Or la prudence était de mise car aujourd'hui les experts ont rendu leurs conclusion après étude des boîtes noires: "Rien dans l'enregistrement des données de vol, dans celui des dialogues dans la cabine ou dans les constatations sur le site du trafique accident n'indique qu'il ait été causé par un sabotage ou un acte criminel".
Très rapidement, Libération publiait un article d'un d'un journaliste qui se trouvait à Mexico le soir du 4 novembre lorsque l'avion s'est écrasé près du Parc de Chapultepec. Evidemment, dans les premières heures qui ont suivi l'accident, la rumeur d'un attentat contre le ministre de l'Intérieur, au premier plan dans la lutte contre le crime organisé, problème N°1 au Mexique en ce moment, a commencé à circuler.
Le journaliste s'en fait d'ailleurs l'écho dans son article en citant la directrice du grand journal de gauche du Mexique, "La Jornada". "Pour Carmen Lira, aucun doute, il s’agit d’une nouvelle étape de la guerre entre le gouvernement et les cartels de la drogue. La mort de Mouriño est peut-être la réponse à l’arrestation récente d’Eduardo Arrellano Felix, principal parrain du cartel de Sinaloa." Or le paragraphe était introduit par l'intertitre suivant: "L’attentat semble la seule hypothèse possible", ce qui oriente évidemment la lecture. Ainsi, même si Libé publiait à la fin de l'article un communiqué de l'ambassade de Mexico à Paris affirmant qu'aucun indice ne permet d'étayer la thèse de l'attentat, le mal était fait.
Or la prudence était de mise car aujourd'hui les experts ont rendu leurs conclusion après étude des boîtes noires: "Rien dans l'enregistrement des données de vol, dans celui des dialogues dans la cabine ou dans les constatations sur le site du trafique accident n'indique qu'il ait été causé par un sabotage ou un acte criminel".
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mercredi 12 novembre 2008
Le 11 septembre dernier, un massacre a eu lieu
C'était en Bolivie, à El Porvenir dans le département de Pando. Un groupe de plus d'une centaine de paysans se dirigeaient vers la ville de Cobija pour manifester leur soutien à Evo Morales. Une répression armée a alors fondu sur le groupe de manifestants pacifiques, faisant 10 morts et plus de 100 disparus. Malgré cela, les médias boliviens et internationaux ont peu évoqué les faits d'une rare violence, même si le pays est en proie à des manifestations très dures de la part des anti-Morales.
J'avais déjà évoqué ce thème lors de l'interview de l'ambassadrice de Bolivie en France, quelques jours après les faits. Or cette histoire est à suivre car l'Union des Nations Sudaméricaine, l'instance de coopération rassemblant les chefs d'Etat de la région, a reconnu que le terme de "massacre" était approprié pour parler des faits qui se sont déroulés le 11 septembre 2008 à El Porvenir. Une commission d'enquête sous la houlette de l'argentin Rodolfo Mattarollo rendra à la fin du mois un rapport détaillé sur les faits. Il devrait notamment utiliser les nombreux témoignages (ici) de paysans faisant état de violence atroces.
Reste reste à déterminer le degré de responsabilité d'un homme: Leopoldo Fernandez (en photo ci-contre), gouverneur de droite de la région du Pando, mis en prison au lendemain des faits pour avoir laissé libre cours au massacre. Pire, le gouvernement bolivien l'accuse d'être l'auteur de la répression. Cet oligarque local, milionnaire, détient un passé politique chargé. Il a gouverné avec les présidents les plus dictatoriaux de l'histoire récente de la Bolivie, dont Hugo Banzer dont il fut ministre de l'Intérieur. Leopoldo Fernandez fut ensuite accusé en 2006 par le gouvernement de l'époque, d'avoir formé une milice paramilitaire sous couvert de la défense des citoyens. Courrier International le surnomme à juste-titre "Le tyran du Pando".
J'avais déjà évoqué ce thème lors de l'interview de l'ambassadrice de Bolivie en France, quelques jours après les faits. Or cette histoire est à suivre car l'Union des Nations Sudaméricaine, l'instance de coopération rassemblant les chefs d'Etat de la région, a reconnu que le terme de "massacre" était approprié pour parler des faits qui se sont déroulés le 11 septembre 2008 à El Porvenir. Une commission d'enquête sous la houlette de l'argentin Rodolfo Mattarollo rendra à la fin du mois un rapport détaillé sur les faits. Il devrait notamment utiliser les nombreux témoignages (ici) de paysans faisant état de violence atroces.

Reste reste à déterminer le degré de responsabilité d'un homme: Leopoldo Fernandez (en photo ci-contre), gouverneur de droite de la région du Pando, mis en prison au lendemain des faits pour avoir laissé libre cours au massacre. Pire, le gouvernement bolivien l'accuse d'être l'auteur de la répression. Cet oligarque local, milionnaire, détient un passé politique chargé. Il a gouverné avec les présidents les plus dictatoriaux de l'histoire récente de la Bolivie, dont Hugo Banzer dont il fut ministre de l'Intérieur. Leopoldo Fernandez fut ensuite accusé en 2006 par le gouvernement de l'époque, d'avoir formé une milice paramilitaire sous couvert de la défense des citoyens. Courrier International le surnomme à juste-titre "Le tyran du Pando".
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lundi 3 novembre 2008
dimanche 2 novembre 2008
John McCain a rencontré Pinochet en 1985
L'info a été révélée le 24 octobre dernier par le journal américain Huffington Post, sur la base d'un document diplomatique déclassifié.Le document officiel, disponible sur le site du Huffington Post, rend compte de la rencontre entre l'actuel candidat républicain à la Maison Blanche, John McCain, alors sénateur de l'Arizona et membre de la commission des Affaires étrangères de la chambre des représentants sous la présidence de Ronald Reagan, et l'ex dictateur et chef de la junte chilienne, Augusto Pinochet, le 30 décembre 1985.
Selon le Huffington Post, la rencontre avait été organisée par l'ambassadeur américain au Chili d'alors: Felipe Errazuriz. L'ex diplomate US reconnaît que McCain et sa femme ont passé 3 jours à partir du 27 décembre 1985 dans le sud du Chili dans une propriété luxueuse pour "pêcher du saumon et faire du cheval". L'ex ambassadeur confirme les charmantes heures passées par les époux McCain dans la propriété de Marco Cariola, aujourd'hui sénateur et proche de feu Pinochet, mais il dément formellement toute rencontre entre le sénateur de l'Arizona et le dictateur.
Voici un extrait du document déclassifié:
"L'essentiel de l'entretien de 30 minutes avec le président Pinochet, auquel le ministre des Affaires étrangères Jaime Del Valle, ainsi qu'un membre du ministère assistaient, ont tourné autour des dangers du communisme, un sujet qui semblait obséder le président. Le président a décrit la récente histoire du Chili dans sa lutte contre le communisme, et a affiché une fierté considérable par rapport au fait que la menace communiste ait été défaite au Chili. Le président a mis l'accent sur le fait que le Chili soit resté seul dans cette bataille, et s'est plaint que les Etats-Unis aient abandonné le Chili."

Le câble diplomatique ne fait pas état de ce que John McCain a dit à Augusto Pinochet. Cependant, le sénateur de l'Arizona a qualifié la rencontre de "chaleureuse", mais il a tout de même remarqué l'anticommunisme outrancier de Pinochet, en le comparant au président de la John Birch Society, un lobby politique de la droite dure américaine.
Là où le bas blesse, c'est que 12 jours après la rencontre Pinochet-McCain, le sénateur Démocrate Edward Kennedy s'est rendu lui aussi au Chili pour manifester publiquement son soutien au retour de la démocratie. L'accueil ne fut pas "chaleureux" pour le démocrate qui fut reçu sous une pluie d'œufs à l'aéroport, avant de se voir bloqué sur la route par des manifestants. Edward Kennedy a ensuite rencontré des opposants au régime dictatorial de Pinochet.
Dans le document déclassifié, McCain lui ne n'a apparemment fait aucune remarque sur la situation catastrophique des droits de l'homme et la répression qui s'abattait alors au Chili. Son équipe actuelle de campagne a lancé un assourdissant "no comment" aux journalistes qui ont demandé des éclaircissements sur cette rencontre avec le sanguinaire Pinochet.
Cette révélation tombe mal pour McCain et Sarah Palin qui prônent l'absence totale de dialogue avec les dictateurs de tout bord.
Enfin, le petit voyage chilien de McCain nous montre que le Républicain appartient à cette vieille garde beaucoup plus proche, dans les années 1980, des dictatures de droite, que des régimes démocratiques en Amérique latine.
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Son: Sarah Palin piégée par un faux Nicolas Sarkozy
La blague du dimanche soir. Deux comiques canadiens se faisant passer pour Nicolas Sarkozy, ont joint au téléphone Sarah Palin, la colistière de John McCain. Au cours de la conversation, l'humoriste Marc-Antoine Audette multiplie pourtant les blagues potaches, mais Palin est loin de se douter de la blague. On entend notamment " j'ai beaucoup suivi votre campagne grâce à mon conseiller spécial pour les Etats-Unis Johnny Hallyday", ou encore "ma femme, qui est très chaude au lit, vous a composé une chanson".
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Pauvre Sarah Palin. Pauvre Amérique. Pauvre Monde.
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